Tous les articles
Comptabilité13 juin 2026· Mis à jour le 29 juil. 2026· 7 min

Export comptable pour artisan : comprendre le FEC et préparer son dossier

FEC : fichier des écritures comptables à 18 champs obligatoires et format texte normé, à transmettre lors d'un contrôle fiscal. Guide et export artisan.

Un dossier comptable exploitable commence par des factures, règlements et pièces bien classés. Un export depuis votre logiciel peut réduire les ressaisies, mais le FEC n'est pas automatiquement le fichier attendu par votre cabinet : demandez-lui son format d'import et ses règles de périodicité.

Le FEC, c'est quoi ?

FEC signifie « Fichier des Écritures Comptables ». C'est un fichier normalisé défini par l'article A. 47 A-1 du Livre des procédures fiscales. Une entreprise qui tient sa comptabilité au moyen de systèmes informatisés doit pouvoir le présenter à l'administration lors d'un contrôle ; il contient l'ensemble des écritures de l'exercice, pas seulement les ventes.

Le format standard comporte 18 champs. Il est conçu pour le contrôle fiscal, pas comme une promesse d'import universel : chaque cabinet doit confirmer le fichier, le plan de comptes et les contrôles qu'il accepte.

Le format concret : 18 champs, texte structuré, un fichier par exercice

Le FEC réglementaire n'est pas un tableur libre : c'est un fichier texte (.txt) dont la structure est fixée par l'administration. Concrètement :

  • Un nom de fichier normé : SirenFECAAAAMMJJ.txt (le SIREN de l'entreprise, puis la date de clôture de l'exercice).
  • Une première ligne d'en-tête, puis une ligne par écriture comptable, colonnes séparées par une barre verticale (|).
  • 18 champs obligatoires par ligne, dans cet ordre : JournalCode, JournalLib, EcritureNum, EcritureDate, CompteNum, CompteLib, CompAuxNum, CompAuxLib, PieceRef, PieceDate, EcritureLib, Debit, Credit, EcritureLet, DateLet, ValidDate, Montantdevise, Idevise.
  • Un exemple de ligne : VE | Journal des ventes | 12 | 20260315 | 706000 | Prestations de services | | | F2026-045 | 20260315 | Facture client Dupont | | 1200,00 | | | 20260316 | |

Avant un contrôle, testez votre export avec l'outil gratuit Test Compta Demat mis à disposition par la DGFiP sur impots.gouv.fr : il signale les anomalies de structure avant qu'un vérificateur ne les découvre.

Pourquoi ça change tout pour un artisan

  • Réduire les ressaisies : un export structuré et des pièces bien identifiées facilitent le travail du cabinet.
  • Limiter les écarts : les montants, taux de TVA et références sont transmis sans relecture manuelle de chaque PDF.
  • Préparer un contrôle : une comptabilité informatisée doit pouvoir produire un FEC complet et conforme à partir de son système comptable.
  • Fluidifier les échanges : définissez avec le cabinet les journaux, comptes, périodes, justificatifs et format réellement attendus.

Ce qu'un bon export FEC doit contenir

Un FEC réglementaire est une image complète de la comptabilité de l'exercice. Un export de facturation, lui, peut utilement contenir :

  • Les ventes et avoirs, avec leurs références, dates, clients, bases HT et TVA par taux.
  • Les encaissements lorsque le logiciel les suit, avec le rapprochement utile aux factures.
  • Les pièces justificatives ou liens vers elles, selon l'organisation définie avec le cabinet.
  • Un récapitulatif de TVA qui sert de contrôle, sans se substituer à la déclaration préparée avec le comptable.

Facturation n'est pas comptabilité : la bonne répartition des rôles

Un logiciel de facturation ne remplace pas votre expert-comptable ni le logiciel qui enregistre l'ensemble des achats, salaires, immobilisations et opérations de clôture. Il doit produire des documents fiables et un export cohérent ; le cabinet conserve la responsabilité de la tenue, des déclarations et des comptes annuels.

FEC et logiciel de facturation certifié : deux obligations distinctes

Ces deux sujets sont souvent confondus alors qu'ils répondent à des logiques différentes. L'obligation de logiciel de facturation ou de caisse certifié (article 286, I-3° bis du CGI, issu de la loi anti-fraude à la TVA) est permanente : dès qu'il enregistre des paiements de clients particuliers, le logiciel doit garantir inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données. Depuis le 16 février 2025, seul un certificat délivré par un organisme accrédité (norme NF203 notamment) est recevable ; l'ancienne attestation individuelle de l'éditeur ne suffit plus, sauf tolérance transitoire pour les éditeurs en cours de certification.

Le FEC, lui, n'est pas un certificat à obtenir mais un export à produire à la demande, uniquement en cas de contrôle fiscal d'une comptabilité informatisée. Un logiciel de facturation certifié au titre de la loi anti-fraude ne dispense donc pas de vérifier, séparément, que le système comptable de l'entreprise peut produire un FEC complet et conforme.

Cas particulier : l'auto-entrepreneur (micro-entreprise)

Un micro-entrepreneur tient une comptabilité simplifiée : un livre chronologique des recettes et, pour une activité de vente ou de fourniture de logement, un registre des achats. Cette comptabilité de trésorerie ne constitue pas, dans l'immense majorité des cas, une comptabilité informatisée au sens de l'obligation FEC — même si ce livre est tenu à l'aide d'un logiciel ou d'un tableur. Le micro-entrepreneur n'a donc en général pas à produire de FEC lors d'un contrôle. En cas de doute sur votre situation exacte, faites trancher la question par votre expert-comptable ou le service des impôts des entreprises.

Erreurs fréquentes à éviter avant un contrôle

  • Attendre le contrôle pour générer le premier export : testez-le en amont et faites-le valider par votre comptable.
  • Confondre export de facturation et FEC réglementaire : le second doit couvrir toutes les écritures de l'exercice, pas seulement les ventes.
  • Oublier de conserver les pièces justificatives liées à chaque écriture : le fichier seul ne suffit pas en cas de contrôle approfondi.
  • Changer de logiciel en cours d'exercice sans vérifier la continuité des numérotations et des exports sur toute la période contrôlée.

Avec NovartisanPro

NovartisanPro génère un export FEC à partir des factures finalisées et des encaissements enregistrés, ainsi qu'un récapitulatif de TVA. Utilisez-le comme base de travail et faites valider par votre comptable qu'il couvre son besoin : un FEC réglementaire doit représenter toutes les écritures de la comptabilité de l'exercice.

Questions fréquentes

Le FEC est-il le même chose qu'un export de facturation ?

Non. Un FEC réglementaire reprend toutes les écritures comptables de l'exercice. Un export de facturation peut couvrir les ventes et encaissements, mais pas forcément les achats, salaires et écritures de clôture.

Un micro-entrepreneur doit-il fournir un FEC ?

Dans la grande majorité des cas, non : sa comptabilité de trésorerie (livre des recettes, registre des achats) n'est pas une comptabilité informatisée au sens de l'obligation FEC, même si elle est tenue via un logiciel. Son expert-comptable peut néanmoins demander un export de ce livre.

Quel export envoyer à son comptable ?

Demandez-lui le format, le plan de comptes, la période et les pièces attendus. Le format utile dépend de son logiciel et de l'organisation du dossier.

Quand l'administration peut-elle demander le FEC ?

Lors d'un contrôle fiscal, dès lors que votre comptabilité est tenue au moyen d'un système informatisé. Le fichier doit alors être remis dès le début des opérations de contrôle, sous forme dématérialisée.

Que risque une entreprise qui ne peut pas fournir de FEC valide ?

L'absence ou la non-conformité du FEC peut fragiliser la valeur probante de la comptabilité en cas de contrôle et exposer à des conséquences fiscales. Testez régulièrement votre export pour éviter cette situation le jour d'un contrôle.

Prêt à simplifier votre gestion ?

Essayez NovartisanPro gratuitement pendant 14 jours.

Démarrer l'essai gratuit